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Le goût de la solitude (suite)

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Erik Holz
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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Lun 2 Fév - 0:10

    Carte en papier.
    Ouais et alors ?
    C'est plus cool les cartes en papier... non ?
    D'accord, c'est vrai, il existe d'autre moyen de se procurer une carte... mais ce cher informaticien ne peut pas penser à tout, n'est-ce pas ?
    En même temps...
    Mais, retournons à nos moutons, c'est-à-dire :


    Situation plutôt embarrassante; Erik, dans le dos de Mélinda, brulant de toucher à nouveau les cheveux soyeux de la femme aux yeux chocolats. Mélinda, ignorant royalement l'informaticien comateux et l'humaine intruse. Et enfin, Vicky, profondément mal-à-l'aise. Quand à Jegan il semblait s'être statufié.
    Oui, vraiment. Une situation singulière.

    « Ah, euh ... Eh bien, c'est dommage ... »

    Dommage. Arrrrgh ! Erik se souvint tout à coup qu'il y avait bien un autre moyen de trouver une carte... Un moyen comme son superbe Toshiba posé là, devant eux, connecté à Internet. Il glissa un coup d'œil au-dit ordinateur, puis regarda Vicky. Son regard fit deux ou trois fois le voyage avant de glisser sur Mélinda. Elle lui tournait le dos.

    « Oh ! Pardon ... J'ai oublié de me présenter. Je me nomme Vicky. Vicky Hytéa. »

    Ah.

    - ... Enchanté... Vicky.

    Un léger sourire dansait sur ses lèvres. Erik ne bougeait toujours pas. En vérité, il tergiversait. Il crevait d'envie de connaitre plus cette Vicky et lui dévoiler ce qu'il savait, mais en même temps, il voulait plutôt mettre à l'aise Mélinda. Il évita quelques secondes de croiser le regard d'une personne dans la pièce et finalement se décida. Il avança, tel un automate et se laissa tomber à côté de Mélinda. Il tourna son visage vers elle et sourit. Ensuite il invita d'un geste Vicky à s'assoir.

    - Donc... Vous vous êtes perdu, c'est ça ?

    Il croisa puis décroisa les doigts.

    - Hum. Non laissez tomber, c'était une question idiote. Euh... Voici Mélinda et derrière, Jegan.

    Il n'avait aucune idée de s'ils s'étaient déjà présenté, mais dans le cas contraire, c'était fait. Il tendit la main vers Mélinda, mais s'arrêta à mi-chemin et se détourna. Il était vraiment bizarre et ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Peut-être un effet secondaire de la pilule qu'il ne connaissait pas ? L'informaticien cherchait à relancer la conversation, mais il semblait que personne n'y mettait du sien. Il tendit un doigt maigre vers sa cafetière.

    - Un café ? Il doit être un peu refroidi mais...

    Il planta ses yeux enfoncés dans ses orbites vers Vicky.

    - N'hésitez pas à vous servir...

    Quelle conversation intéressante. Un monologue presque. Erik soupira. Il ressentait l'envie de tout raconter à Vicky. C'était sous cette même impulsion qu'il avait également tout révélé aux deux autres. Mais pouvait-il en son âme et conscience confié ce secret à une autre inconnue ?
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Melinda Weil
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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Sam 7 Fév - 20:20

      Mélinda était restée parfaitement immobile depuis qu'elle s'était allongée. Le regard fixé sur le plafond, elle écoutait la conversation, si on pouvait l'appeler comme ça, entre Erik et Vicky - elle savait à présent que c'était son prénom, ou plutôt son surnom, pensa-t-elle. L'ambiance restait tendue, et Mélinda était consciente d'y avoir sa part de responsabilité. Le temps semblait s'être arrêté quelques secondes, lorsqu'enfin Erik se décida à bouger. Allongée sur le divan, Mélinda cessa quelques secondes de regarder le plafond pour poser ses yeux sur le jeune homme, puis replia les jambes vers elle pour lui faire de la place, bien qu'il ne lui en fallut pas énormément. Celui-çi affichait un sourire étonnant, qui contrastait avec l'atmosphère ambiante et qui, pour une raison inconnue, provoqua un léger chatouillis au creux de son ventre. Sans même s'en rendre compte, elle lui rendit son sourire charmant, avant de détourner le regard. Mais celui-çi revint aussitôt sur lui lorsqu'elle l'entendit prononcer cette phrase pour le moins inattendue.

      - Donc... Vous vous êtes perdu, c'est ça ?

      C'est probablement le coup d'oeil étonné que Mélinda lui lança qui lui fit prendre conscience de l'absurdité de sa question. Cela ne manqua néanmoins pas de l'amuser, et elle ne put réprimer un nouveau sourire, remarquant ensuite que le jeune homme tentait maladroitement de rattrapper le coup. C'est alors qu'il entreprit de faire les présentations, ce qui n'était pas franchement à son goût - l'inconnue n'avait aucune raison de connaître son prénom puisque, de toute façon, elle allait s'en aller et on ne la reverrait plus jamais. Du moins, c'est ce que Mélinda espérait. Cependant, elle ne réagit pas, se contentant de jeter un regard amer à la dénommée Vicky.
      Le fait d'entendre son prénom dans la bouche d'Erik lui fit un effet étrange. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'il le prononçait, mais cette fois-çi il sonnait différemment, comme une fausse note au milieu d'une douce et délicate berceuse. Persuadée de ne pas trouver de réponse à son interrogation, Mélinda ne s'y attarda pas plus longtemps, désireuse de se couper du monde.
      Malgré tous ses efforts inconscients, Mélinda connaissait la suite de l'histoire ; Erik, hypnotisé par les grands yeux bleus de la nouvelle venue, lui dévoilerait à elle-aussi ce qu'il venait précisément de raconter à Jegan et elle. Vicky, bouleversée, s'écroulerait dans ses bras, alors qu'il lui proposerait de rester chez lui un certain temps. Elle-même, loin d'avoir envie de rester en compagnie de cette fille, prendrait subtilement congé du petit groupe. Ils ne se reverraient probablement jamais, et elle finirait sa vie seule dans son appartement miteux, à broyer du noir et nourrir son chat, son seul confident.
      A cette perspective, Mélinda sentit sa gorge se serrer. Elle ne pouvait décemment pas se résoudre à ne jamais revoir le sourire déroutant de Jegan, ni le regard envoutant d'Erik, ainsi que la façon dont ils avaient pris soin d'elle. Mais elle délirait - un effet de la fièvre, sûrement - et reprit rapidement ses esprits en prenant conscience qu'Erik était là, à quelques centimètres seulement. Elle espérait seulement qu'il ne dévoile rien à Vicky, que celle-çi s'en aille, et qu'Erik lui accordât un tant soit peu d'attention.
      Quel comportement égoïste.
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Vicky Hytéa

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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Mer 18 Fév - 19:34

    Il y a des moments comme ça, vous vous dîtes que vous voudriez soit faire un voyage dans le passé pour éviter la situation actuelle, soit rentrer soixante-dix pieds sous terre. Et puis vous vous dîtes stupidement que ce n'est pas possible et que c'est bien dommage. Et justement, Vicky Hytéa était à un de ces moments, précisément. Mais elle se ravisa. Si celui qui, finalement, la recevait, avait décidé de faire la causette, la moindre des choses était pour elle de répondre, au moins par politesse ! Toutefois, le regard noir et lourd de reproches de la jeune fille allongée en-face-d'elle-derrière-Érik qui pesait sur elle la mettait très mal à l'aise. Elle n'avait pas l'air plus heureuse que ça de sa venue. Presque inconsciemment, elle lui adressa en retour un regard d'excuses. Par contre, elle reposa bien vite son regard habituel sur Érik lorsque celui-ci lui adressa la parole :

    - ... Enchanté... Vicky.

    Elle hocha la tête en répondant doucement :

    « Moi de même. »

    Il l'invita à s'asseoir. Après une hésitation qui parut durer une éternité à la jeune fille, elle alla auprès de lui et s'assit. S'il le demande ... pensa-t-elle. Puis il lui demanda si elle était perdue. Non, bien sûr que non, elle n'était pas perdue et c'était bien pour ça, sans raison apparente en fait, qu'elle était venue toquer. Aucune pensée du genre ne traversa l'esprit de la jeune fille ; ce n'était pas le style de la maison. Mais c'est le genre de pensée qui aurait très bien pu lui traverser la tête si elle avait été ... quelqu'un d'autre. Toutefois, le jeune homme se ravisa et déclara que c'était une question idiote. La jeune fille ne répondit rien. Il avait répondu tout seule à sa propre « question », alors à quoi bon ? Et c'est à peine si elle entendit les présentations des autres.

    Elle planta son regard sur le sol, suivant le tracé des longues lignes de carrelage qui s'y dessinaient. Que faire ? Que dire ? Merci ? Pourquoi, pour l'avoir mise mal à l'aise à un point étonnant ? Tais-toi, idiote ! pensa-t-elle. Il « t'invite » gentiment chez lui, et toi, tout ce que tu trouves à faire, c'est critiquer ? Tu as vraiment du culot ... Elle ferma longtemps les yeux. Réfléchir, rationaliser. C'était tout ce qu'il fallait faire, et pourtant, c'était ce qu'elle arrivait à faire le moins bien en cet instant précis. C'était bien stupide ... Pourquoi ? Quelle horreur ! Franchement, c'est toujours lorsque vous avez besoin de quelque chose que ça n'arrive pas. Enfin bref.
    Lorsqu'Érik lui proposa un café en tendant son doigt vers la cafetière, Vicky tourna la tête vers la direction indiquée. Elle n'aimait pas le café. Trop amer à son goût, peut-être ? En réalité, elle ne savait pas pourquoi. Mais elle n'aimait pas le café.

    « Non merci, je ne bois pas de café », dit-elle dans un sourire de remerciements.

    Et la dénommée Mélinda avec son regard noir.
    Quelle situation agréable pour Vicky.
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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Jeu 26 Fév - 22:07

[alley on commence le pnjisage pour avancer un peu plus vite xD, vous pouvez également pnjiser, tant que ça respecte l'autre personnage ! Et si vous avez des déclarations (genre vous êtes pas d'accord sur une action/une réplique) vous dites, je change ^^]

De plus en plus pitoyable. Non mais vraiment. Vous avez déjà vu un gars comme Erik ? Il est à la pointe de la technologie, mais ne pense pas à chercher une carte sur internet. Il est également sensé être intelligent puisqu'il a été mis au courant d'un truc top-secret, mais ne sais pas tenir une conversation. Peut-être direz-vous que c'est à cause de l'alcool qu'il a ingurgité au début de la soirée (enfin, hier), ou parce qu'il est désespéré à cause de l'assassinat de sa collègue quelques jours plus tôt ? En tout les cas, c'est pitoyable. Erik assis droit comme un i dans le canapé, avait les yeux dans le vague. Il se cherchait des excuses en fait. Pourquoi il était dans un état si peu habituel. La pilule ? Il avait peut-être eu une réaction ou quelque chose dans ce genre ? Ou alors... non, il n'avait pas vraiment d'explication, mais son cas était définitivement irrécupérable.

« Non merci, je ne bois pas de café »
- Ha, bien... bien...

Ha-ha. Bien ? Il était fou, complètement barjo, cinglé, halluciné et hagard. Il fixa Vicky de ses yeux sombre, puis Mélinda, et enfin Jegan. Celui-ci c'était enfin décidé à bouger et venait de s'assoir à côté de Vicky. Celle-ci ne semblait pas très à l'aise. Erik inspira à fond, tentant de refaire surface et soudain lâcha :

- Dessay a cessé de fonctionner sur la ville
- Je sais dit-elle sans sourciller.
- Tu... tu sais ? comment ça tu sais ?

Jegan, porta la main à sa poche et sortit une nouvelle pilule qu'il avala, Mélinda ouvrit la bouche mais ne dit rien, et Vicky souria. Quand à Erik, il restait bouche bée. Vicky soupira et s'expliqua.

- Ça fait un moment que je ne me réveille pas à l'heure 'fatale', je dors toujours, et pourtant je suis là. Je ne suis pas tombée dans le coma... et...
- Non ! La voix cassée de Mélinda résonna dans la pièce.
- Et pourtant regarde ! Je ne suis pas dans le coma, et j'ai dormis jusqu'à après l'heure !
- Non !

La voix tremblante de la jeune fille cloua le bec à Vicky qui détourna les yeux. Erik, toujours sans voix, tenta de réconforter la jeune femme aux yeux chocolat en lui effleurant l'épaule. Mais Mélinda, tremblante et les larmes aux bords des yeux, s'écarta puis se leva tant bien que mal.

- Mélinda ! Attend, on va en discuter, c'est peut-être du à une erreur.

Mélinda était encore trop faible pour partir. Elle croisa le regard suppliant d'Erik et retomba dans le canapé, resserrant la couverture autour de ses épaules. Erik pianota quelques secondes sur son ordinateur. Une nouvelle fenêtre s'ouvrit et des chiffres et des graphiques se succédèrent. Il tourna la tête vers Mélinda et lui demanda

- Quand est-ce qu'il est tombé dans le coma ?
- Le 21 mars 2072...

Erik fit défiler plusieurs fois la fenêtre puis s'arrêta devant un graphique qu'il étudia quelques secondes... Mélinda avait elle aussi les yeux fixés sur l'écran. Erik tourna à nouveau la tête vers elle.

- Il n'y a rien. Rien du tout, le virus était inactif...

[et voilàààà à vous XD]
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Melinda Weil
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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Ven 27 Fév - 13:48

      [Yeah, on pnjise <3
      Bon j'ai mis un moment à faire mon post, là. D'ailleurs j'en suis toujours pas satisfaite mais j'le poste quand même xD
      Au fait, c'trop marrant de voir à quel point on a tous des styles d'écriture différents. (3615MYLIFE xD)]


      Toujours allongée sur le canapé, ressentant la proximité d'Erik qui était assis à ses pieds, Mélinda écoutait la conversation d'une oreille distraite. Mais lorsque son hôte eût décidé de tout dévoiler à la nouvelle venue, elle se sentit bouillonner. Elle savait que ça allait arriver, et pourtant elle espérait qu'Erik se retiendrait, garderait ce secret pour lui, pour eux. Mais le fait était qu'il avait commencé à parler et que, visiblement, Vicky était au courant. Mais ses propos lui semblaient incohérents. Mélinda aurait voulu répondre plus que des simples "Non", mais elle était encore loin d'avoir recouvré ses forces et était donc trop épuisée pour prononcer plus que ces simples mots. Mais plus les secondes passaient, plus elle avait le sentiment d'être incomprise, que tout le monde ici se fichait d'elle. Elle sentait les larmes monter, sa gorge se serrer. C'était ridicule, complètement ridicule, mais pourquoi ne comprenaient-ils pas? C'en était trop pour ses pauvres nerfs, elle se sentait étouffer, il fallait qu'elle s'en aille. Rassemblant le peu de forces qu'il lui restait, elle se leva vivement du canapé, sans un mot.

      - Mélinda ! Attend, on va en discuter, c'est peut-être dû à une erreur.

      A ces mots, Mélinda ne put s'empêcher de se retourner. Elle croisa le regard envoûtant d'Erik puis, prise d'un nouveau vertige, elle se laissa retomber sur le canapé, tentant, sans grand succès, de retenir ses larmes. *Ridicule*, se dit-elle une fois de plus. Une erreur. Sa vie entière était une erreur, et pourtant il fallait qu'il y en ait encore. Tandis qu'Erik pianotait sur son clavier, elle faisait tout son possible pour ne pas éclater en sanglots. Heureusement, le résultat ne se fit pas attendre.

      - Il n'y a rien. Rien du tout, le virus était inactif...

      Cette fois elle n'en pouvait plus. L'adrénaline monta dans chaque partie de son corps, lui rendant une énergie qu'elle n'avait pas connue depuis belle lurette. Elle ne put retenir ses larmes une seconde de plus, de toute façon elle y renonça. Elle se trouvait dans un état second, laissant sortir toute sa colère, toute sa tristesse.

      - Tu penses peut-être que je suis folle, que j'ai tout inventé?

      En disant cela, Mélinda s'adressait avant tout à Erik, sans prêter aucune attention à Jegan et Vicky, qui la dévisageaient. A présent, des larmes coulaient sur son visage, tombant dans son cou et sur la couverture qu'elle tenait fermement enroulée autour d'elle. Mais elle n'esquissait aucun mouvement pour les essuyer ou les dissimuler. Elle était trop fatiguée, épuisée physiquement et mentalement.

      Non je... J'essaie juste de comprendre.

      Erik la regardait à présent droit dans les yeux, une lueur de tristesse dans le regard. Il tendit la main vers elle, lentement, comme pour l'apaiser. Il effleura la chevelure sombre de Mélinda, puis se retira soudainement. Celle-ci, troublée, se calma quelques secondes, avant de repartir de plus belle.

      - Comprendre? Mais ça fait 21 ans que j'essaie de comprendre. Comprendre pourquoi je n'ai jamais eu ni père ni mère, pourquoi on ne m'a jamais aimée, jamais soutenue, et pourquoi ce putain de virus a touché la seule personne sur qui je pouvais compter.

      Mélinda s'était levée, et avait dit tout ça sans respirer, d'une seule traite. C'était sorti tout seul, elle ne savait pas pourquoi. Maintenant elle s'en voulait. Personne n’avait besoin d’être au courant de sa misérable vie. Après tout, ils n’en avaient probablement rien à faire, tout le monde s’en fichait. Pourquoi donc avait-elle tout déballé?
      L'adrénaline retomba brusquement, la laissant seule avec sa honte et sa tristesse, faible et tremblante. Elle entendit Erik prononcer son prénom et sentit son haleine encore alcoolisée en y éprouvant presque une sorte de plaisir. Il s'était approché d'elle, les autres n'avaient pas bougé. Ce fut la dernière chose qu'elle fut capable de voir. Elle s'était à nouveau évanouie.
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Vicky Hytéa

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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Dim 8 Mar - 16:40

    Vicky sentait toujours le regard de braise de ladite Mélinda. Elle avait l'impression que ce regard, lentement, la brûlait, désintégrait minutieusement chaque pore de sa peau blanche, et c'était une impression fort désagréable. Elle avait de plus en plus de mal à supporter ce regard noir. La jeune fille aux cheveux rouges en voulait à Vicky, mais pourquoi ? Peut-être parce que cette dernière avait troublé sa tranquillité en venant frapper à cette porte. Maudit magasin, pensa Vicky. C'est insupportable, ce regard... Penser ainsi était loin d'être dans ces habitudes, mais bon. Parfois, de toute façon, les habitudes font... « quelques écarts », dira-t-on !

    Puis, lorsqu'Érik parla, elle sursauta. Simplement de surprise, pas à cause de ses paroles. « Dessay a cessé de fonctionner sur la ville. » Ce n'était pas une surprise pour la brunette, à vrai dire. Et même de toute façon, n'était-ce pas une bonne nouvelle ? Bah. Ce fut avec un petit sourire qu'elle répondit, toute trace de gêne envolée :

    « Je m'en doutais, à vrai dire.
    – Tu... tu t'en doutais ? Comment ça tu t'en doutais ? »

    À ce moment, le sus-nommé Jegan sortit une pilule de sa poche et l'avala, Mélinda ouvrit la bouche sans rien dire. Quant à Érik, il paraissait statufié, bouche bée. Le sourire de Vicky resta plaqué sur sa bouche lorsqu'elle donna ses explications. Pour elle, c'était une bonne nouvelle.

    « Parfois – et de plus en plus couramment – je me réveille bien plus tard que l'Heure H. Pourtant, je ne tombe pas dans le coma ! Tenez, pas plus tard qu'hier, c'est ce qui s'est pas... »

    Un « NON ! » tremblant, prononcé par Mélinda, la coupa. Interloquée, Vicky tourna la tête vers elle, et posa un regard d'excuses sur la jeune fille. Apparemment, il y avait un problème avec ça, et Vicky ne voulait pas être de nouveau sujette à un regard noir – sûrement amplifié à cause de ça. Et de toute façon, elle détestait causer du tort à autrui. C'était comme ça !
    Muette, elle suivit leurs actes, leurs gestes et leur dialogue sans piper mot. De ce qu'elle avait compris, une personne de l'entourage de Mélinda – la personne qui comptait le plus au monde pour elle – était tombé dans le coma, alors que Dessay était inactif. Cette dernière s'emporta, avant de s'évanouir. Alors, Vicky prit la parole, tremblante et honteuse :

    « Je... Je suis désolée d'avoir causé du tort. Vraiment, je ne voulais pas... J'ai cru comprendre qu'une personne chère à Mélinda était tombée dans le coma sans l'influence de Dessay. S'il vous plaît, dîtes lui que j'en suis désolée, et que nous restons des humains. Par conséquent, il m'est d'avis que cette personne a parfaitement pu tomber dans le coma de façon naturelle. Mais je suis en manque d'élément, un peu fatiguée, et pas forcément très forte en logique. Vraiment, vraiment, désolée d'avoir provoqué tout ça. Maintenant, ajouta-t-elle en se levant,je... Peut-être que je devrais partir ?... »
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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Lun 16 Mar - 20:01

La voix pleine de douleur de Mélinda fendit le cœur de l'informaticien. Il tenta de la raisonner, mais la jeune fille aux yeux chocolat s'emporta. Erik tendit ses mains d'un geste apaisant et effleura ses cheveux. Le contact l'électrisa et il retira presque immédiatement sa main. Mais cela eu pour effet de calmer un peu Mélinda. Pas longtemps cependant. Elle se releva brutalement et Erik se leva avec elle.

- Comprendre? Mais ça fait 21 ans que j'essaie de comprendre. Comprendre pourquoi je n'ai jamais eu ni père ni mère, pourquoi on ne m'a jamais aimée, jamais soutenue, et pourquoi ce putain de virus a touché la seule personne sur qui je pouvais compter.

Erik sentit sa gorge le serrer et il se rapprocha d'elle.

- Mélinda...

Elle sombra dans l'inconscience au moment où il tendait les bras vers elle. Il la rattrapa plutôt maladroitement et grimaça un peu lorsqu'il faillit la lâcher. Il la posa le plus délicatement possible sur le canapé.

- Je... Je suis désolée d'avoir causé du tort. Vraiment, je ne voulais pas... J'ai cru comprendre qu'une personne chère à Mélinda était tombée dans le coma sans l'influence de Dessay. S'il vous plaît, dîtes lui que j'en suis désolée, et que nous restons des humains. Par conséquent, il m'est d'avis que cette personne a parfaitement pu tomber dans le coma de façon naturelle. Mais je suis en manque d'élément, un peu fatiguée, et pas forcément très forte en logique. Vraiment, vraiment, désolée d'avoir provoqué tout ça. Maintenant, je... Peut-être que je devrais partir ?...
- Ce n'est pas ta faute... Vraiment, ne t'en veux pas. Dessay a fait du mal à trop de personne pour qu'on accepte comme ça sans rien dire qu'il a cessé de fonctionner... Ne pars pas...

Erik ne savait pas très bien pourquoi il ne voulait pas voir partir Vicky mais il l'empêcha de franchir la porte. Il retourna alors vers Mélinda. Un coup d'œil sur son pc lui apprit que Dessay ne fonctionnait pas. Il n'y avait donc aucune peur a avoir, néanmoins il sentit une peur insidieuse s'infiltrer sous sa peau. Il prit un linge et le mouilla avec le robinet de sa cuisine. Il la posa ensuite sur le front de Mélinda en prenant bien soin de dégager le front de tous les cheveux. Sans s'en apercevoir il y laissa trainer ses doigts.

- Je ne peux pas vraiment la comprendre, murmura-t-il, ma famille... enfin, je ne l'ai jamais connu, et l'orphelinat n'est pas vraiment un endroit que je regrette.

Il se tut quelques instants puis regarda tour à tour les trois personnes dans la pièce et dit :

- Je souhaite trouver l'ordinateur central de Dessay et comprendre pourquoi il fonctionne à certains endroits et pas à d'autres. Une de mes collègues... est morte car elle voulait découvrir si oui ou non Dessay continuait à marcher sur la ville. Elle a été assassiné. Je veux savoir pourquoi l'ami de Mélinda est tombé dans le coma. Je suis certains que quelque chose d'énorme est en train de se passer...
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Melinda Weil
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MessageSujet: Re: Le goût de la solitude (suite)   Jeu 19 Mar - 18:29

      Alors qu'elle se sentait tomber, impuissante, Mélinda sentit quelqu'un la retenir maladroitement. Sa vision était déjà brouillée. Un soupir se fit entendre, ce qui lui permit de sentir une haleine fraiche sur son visage. Elle n'eut aucune peine à la reconnaître. Ce fut la dernière chose à laquelle elle put penser avant de sombrer dans l'inconscience.
      Lorsqu'elle reprit lentement connaissance, Mélinda eut de la peine à se souvenir de l'endroit où elle se trouvait, et de ce que qu'elle y faisait. Son corps entier semblait parcouru de multiples décharges électriques. Revenant peu à peu à elle, sa situation commencait à s'éclaircir, cependant qu'elle gardait les yeux fermés. Elle ignorait combien de temps elle était restée inconsciente, probablement quelques minutes à peine. L'atmosphère régnant dans la pièce était tendue, mais calme. Il lui fallut quelques secondes pour qu'elle se rende compte que quelqu'un parlait. Les sons ne parvenaient à ses oreilles que comme des murmures inaudibles. Cependant, elle crut percevoir la voix d'une femme - Vicky - puis celle d'une homme - probablement Erik, puisque Jegan n'avait pas pipé mot depuis longtemps. Quelqu'un se déplaca ensuite à travers la pièce, puis Mélinda sentit une étrange sensation de froid sur son front, ainsi que des doigts qui parcouraient le sommet de sa tête, ainsi que ses cheveux.
      Soudain, une voix murmura des mots dont elle avait encore de la peine à comprendre le sens.

      - Je ne peux pas vraiment la comprendre. Ma famille... enfin, je ne l'ai jamais connue, et l'orphelinat n'est pas vraiment un endroit que je regrette.

      En effet, il ne pouvait pas comprendre. Elle-même ne comprenait pas. Pourtant, elle aurait voulu lui raconter tout ce qu'elle savait, lui expliquer à quelle point elle se sentait seule et inutile face au Destin. Elle l'aurait volontier fait, sans doute poussée par une force inconnue qui l'aurait incitée à dire la vérité - cette même force qui avait poussé Erik à tout dévoiler. Mais quelque chose l'en empêchait, et c'était probablement mieux ainsi. Pourtant, elle avait le sentiment qu'Erik pourrait la comprendre. Bien qu'elle n'ait jamais mis les pieds dans un orphelinat, Mélinda n'avait pas connu ses parents non plus, et on ne pouvait pas dire que sa famille d'accueil était très accueillante. Cependant, elle avait été heureuse. Mais cette époque remontait à si longtemps...
      S'apercevant qu'Erik avait repris la parole, elle ouvrit soudain les yeux, chassant au passage toutes ces images qui valsaient dans son esprit. Décidément, elle ne pouvait s'empêcher de divaguer. Personne ne s'était aperçu qu'elle avait repris connaissance, et elle en profita pour regarder discrètement autour d'elle. Jegan n'avait pas bougé, telle une statue. Vicky, elle, s'était rapprochée de la porte, et son sourire s'était terni tandis qu'elle écoutait Erik. Celui-çi était assis sur le bord du canapé, près d'elle, en ayant l'air de vouloir laisser à Mélinda le plus de place possible.

      - Je souhaite trouver l'ordinateur central de Dessay et comprendre pourquoi il fonctionne à certains endroits et pas à d'autres. Une de mes collègues... est morte car elle voulait découvrir si oui ou non Dessay continuait à marcher sur la ville. Elle a été assassinée. Je veux savoir pourquoi l'ami de Mélinda est tombé dans le coma. Je suis certains que quelque chose d'énorme est en train de se passer...

      Ces quelques mots la percutèrent de plein fouet. Elle se redressa vivement.

      - Quoi ?!?

      Mélinda sentit la peur l'envahir. Erik serait-il prêt à mettre sa vie en danger pour elle? Elle aussi voulait découvrir la verité, sans accorder la moindre attention aux risques qu'il pouvait y avoir, mais personne d'autre qu'elle ne devait risquer sa vie pour elle. A moins que la motivation d'Erik soit toute autre, qu'il cherche simplement à satisfaire sa curiosité, sans se soucier d'elle. Quand bien même, elle ne le lasserait pas faire, elle ne le pouvait pas.
      Surpris, Erik avait tourné la tête vers elle, sans pour autant prononcer le moindre mot de plus. Elle croisa son regard, ne sut que dire, se sentant soudain vidée de toute énergie, puis elle se resaisit.

      - Tu n'es pas sérieux, là?

      Il parût hésitant.

      - Et pourquoi pas?

      Incapable d'exprimer ce qu'elle ressentait vraiment, Mélinda ferma les yeux un court instant - pour se détourner de ceux du jeune informaticien, sûrement - et réfléchit. Mais rien ne lui vint à l'esprit. Elle ne savait quoi dire pour l'empêcher de commettre cette énorme erreur. Bien sûr, elle aurait pu lui dire qu'elle refusait qu'il mette sa vie en danger pour elle, ou qu'elle ne supporterait pas de se trouver loin de lui alors qu'il était put-être en danger, ou encore que cette affaire la concernait, elle et personne d'autre, et que c'était à elle de décider ce qu'il fallait faire. Mais elle ne sentait pas en elle la force suffisante pour lui dire celà, comme si elle risquait de trop se dévoiler.
      Impuissante, elle rouvrit lentement les yeux et les posa sur Vicky, à la recherche d'un peu de soutien.

      [C'est nul à chier x____X Désolée]
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Le goût de la solitude (suite)

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